Elles durent sans fin, ne ressemblent à rien, ne se justifient que parce qu'elles ne sont plus ou ce qu'elles ne sont pas encore.
Ces inter saisons sont fatales pour mon moral et ma vitalité. Elle sont plus que fatales à ma bonne mine et à la topographie de mes cernes, rides et autres affaissements cutanés (dixit Galenic, Clarins, etc).
Mais, il faut le reconnaître, les inter saisons sont propices aux balades interminables, et elles sont bougrement photogéniques.
Il reste possible de marcher des heures sans avoir des ampoules plein les orteils, ni les mollets comme des poteaux.
Il est possible de marcher des heures sans avoir le pore dilaté et luisant, l'aisselle auréolée et les reins humides de sueur âcre mais encore parfumés de ces flacons hors de prix (suante mais parisienne que diable!).
Bref,
Ces inter saisons me crèvent littéralement, mais elles ont quelques séduisants avantages pour les promeneuses.
Elles permettent mille choses.
Elles permettent mille choses.
Retrouver les émotions du manège. Jardin du Luxembourg. Un carrousel. Des cheveux de bois, une potence avec des anneaux. Un dragon qui veille.
Les parents font la haie. Les forains font las paons. Les enfants ne savent pas encore qu’ils j
Viser l’anneau. Attendre ce petit miracle. Arriver à chopper ce fichu anneau avec ce bâton ridicule Attendre juste le plaisir de ce « clac » marquant l’enfilage de cet anneau minable sur ce bâton affligent. Attendre et chercher ce petit « clac », bien plus que ce ticket gratuit.
Elles s'autorisent mille choses.
Le WE est prolongé. Pâques, résurrection et chocolats.
Les images se carambolent.
Un jour au Luxembourg, un passage aux Tuileries, des soirées fêlées et touchantes. Et d’autres jours. Du rab. Des moments inattendus.
Et à l’inattendu tout est permis.
Un après-midi au père Lachaise.
La lumière est belle. L’humeur pas définie.
Quelques pensées stériles, des idées de rien, sans fin, sans faim… je suis trop confortable.
Imagnons que je sois totalement là, vivante. Imaginons que sur nos peaux le soleil de printemps réveille autant de reflets que sur les granits, sur les veines de ces pierres.
Imaginons que la pierre et la chair se conjuguent.
Cette balade au père Lachaise a été une belle parenthèse. Belle et sans utilité.
Je demeure désœuvrée, désemparée, interdite, entre les allées, entre les tombes.
Les idées se brouillent. Un genre de reflet indistinct sur les pierres polies.
Je me regarde dans le granit: il est souhaitable que j'aménage, que je prépare mon dernier tour. Pas tout de suite... mais tout de même.
Le temps joue de ces tours! J’ai déjà abusé de la patience du grand ordonnateur.
Et même si ce n'est pas encore pour tout de suite...il faut que je me charge du volume que je souhaite avoir quand je serai « out of order » (qualificatif qui me sied déjà assez bien, parfois!).
Ces chers carabins ont déjà joué de leur métronome. Je suis déjà asynchrone. J'ai la chance de le savoir.
J’en déduis qu’il me reste des milliers de secondes, des centaines d'heures, des dizaines de minutes, des souffles de secondes, des soupçons de vie.
Il me reste une place à moi. Voir un strapontin.
Il me reste un strapontin. Il me reste un rideau pourpre, une scène, un côté cour et un côté jardin. Il me reste un théâtre, un répertoire, une troupe de cabots et des litres de démaquillants, des masses de maquillages gras, collants, obstruants. S'il me reste l'espace d'un faux-cil, il me reste alors la perception des détails, des souffles et des ombres.
Il me reste ce rythme des balades, des promenades.
Le rythme des contre pieds.
Il me reste l'accesssoire Tout l'accessoire: les lalalère et quelques 20 cm de doc sur les concessions à perpétuité (sic…).
Dans un détours de ces balades,
Un clin d’œil encore vif aux silences de sarcophage,
RIP dear and kind regards,
the best 4 U
♥
RépondreSupprimerAs tu remarqué que RIP, commence comme :
RépondreSupprimerRipaille
Ripper (cher jack !)
Risposte
C'est une remarque totalement inutile, mais çà m'a fait du bien.
On s'excuse :-)
Yvan
love U Y!
RépondreSupprimerRIP comme .... on se fait un diner des chefs soon at home??
RIPAILLES toujours les bienvenues.
RépondreSupprimerMiss Nina, shoot first !
Bacci
Yvan