dimanche 14 février 2010

mister Yeats

Ce n'est pas de moi, mais aux détours d'une lecture, voici un poeme qui m'a cueillie.
C'est de W.B.Yeats traduit par Y. Bonnefoy.
Sinon, pour ce qui est partageable de ce week end:
moment drôle au point virgule avec Olivier de Benoist, et de l'émotion au théâtre avec la dernière interview de Vivien Leigh (Vivien avec un "e").

Pour le reste, Cupidon revoit son business plan et sa campagne marketing.
J'ai encore froid aux pieds et une pile de courriers en retard me nargue.
J'ai changé de crème contours des yeux (la dernière reléguée pour insuffisance de résultats), ma purée de patates douces au citron vert est enfin au point, et la minuterie de l'escalier est en panne depuis une semaine.
Il me reste à ré-empaqueter ma nouvelle télé pour cause de faux contact dans l'alimentation.
Et, j'ai pris plein de temps pour choisir et acheter une pile de bouquins, très divers, sans fil conducteur... pour avoir le choix.

Voila pour les news,
et donc, en revenant du théâtre, ce soir, ce poème qui me touche.

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A l'enfant qui danse dans le vent

Danse là sur le rivage
Car pourquoi te soucierais-tu
Du vent ou de l'eau qui gronde?
Et après secoue tes cheveux
Qu'ont trempés les gouttes amères.
Tu es jeune, tu ne sais pas
Que l'imbécile triomphe,
Ni qu'on perd l'amour aussitôt
Qu'on l'a gagné, ni qu'est mort
Celui qui oeuvrait le mieux, mais laissa
Défaite toute la gerbe.
Ah pourquoi aurais-tu la crainte
De l'horreur que clame le vent?



et pour les super fluent

To a child dancing in the wind

Dance there upon the shore;
What need have you to care
For wind or water's roar?
And trumble out your hair
That the salt drops have wet;
Being young you have not known
The fool's triumph, nor yet
Love lost as soon as won,
Nor the best labourer dead
And all the sheaves to bind.
What need have you to dread
The monstrous crying of wind?

1 commentaire:

  1. Pour quelle raison ce poème vous touche t-il donc ?

    La visualisation du vent qui gronde, de l’eau, du rivage, du jeune homme. Beaucoup trop simple et pas vraiment Nina
    La musicalité des mots, des vers. Possible
    Le message sur l ‘insouciance de la jeunesse qui n’a pas encore affronté la dureté du monde adulte : plus que probable
    Autre : à vous de me le dire

    J’ai essayé de retrouver dans votre texte tout ce qui me faisait penser de près ou de loin à la nourriture…
    cueillie : comme un beau fruit d ‘été
    Yeast : une levure poétique
    partageable : le pain que l ‘on rompt avec des amis
    Cupidon : le chocolatier
    campagne : et ses produits naturels
    pieds : paquets
    crème : pour la gourmandise
    purée : pour les sillons tracés dans mon enfance
    patates douces : rouges de plaisir
    citron vert : juste un peu de jus de lime
    minuterie : précision horlogère de la cuisinière
    empaqueter : retour de courses
    alimentation : la somme de tout ce qui précède

    Belle recette qui valait bien les Détours

    EL

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